Ibrahim quoi?

On sait qu’Ibrahim Maalouf est un trompettiste distingué: il souffle dans son truc en cuivre et ça fait ce que certains appellent de la musique. Et pourquoi pas si ça se vend? il peut même appeler cela « Culture ». Lorsque je veux écouter de la trompette je préfère Delalande. Ça a traversé les siècles et je ne suis pas si sur qu’il en sera de même des créations musicales du Frère Ibrahim.

Sa musique ne lui suffisant pas pour « faire le buzz » il donne des cours de mixité:

 « Sublime orchestre de Vienne qui chaque année excelle autant musicalement qu’il se fait tristement remarquer par son manque de diversité ethnique. »

Ah la diversité, mais qui êtes vous pour en parler cher Ibrahim? De diversité vous n’en avez aucune, vous qui n’êtes ni nègre ni juif, ni portoricain ni jamaïcain ni turc ni slave ni chinois ni sud-américain ni japonais. Vous êtes Maalouf n’est-ce pas un peu court?.

Je comprends que vous n’ayez que mal accepté votre absence des pupitres de ce merveilleux orchestre, mais la vengeance de couleur ne fait que faire rire à vos dépends. Et si vous travailliez votre instrument? le temps qui vous y passerez au moins vous ne direz pas de sottises

AFRN 05/01/2021

Métonymie

Voilà que des policiers assaillent un homme pour « non port de masque ». Quatre contre un, des coups, peut être des insultes, sans doute même des insultes racistes.

Allons monsieur Z, ce n’est pas vrai, c’est leur parole contre la votre, d’ailleurs il sont assermentés et ils affirment que vos contusions vous vous les êtes faites en tombant dans les escaliers. Retournez chez vous, votre plainte est classée sans suite…

Mais voilà! des images ont été enregistrées, Une vidéo publiée, les réseaux sociaux alertés. Alors, oui, la mort dans l’âme la haute police enquête, la justice se saisit des faits et la mise en examen de M. Z est annulée. Honnêtement qui croira qu’en l’absence de ces images, celles-là même du type de ce que la loi récente vise à interdire, qui croira, dis-je que justice aurait pu être rendue à cet homme?

Le Président de la République lui-même twitte:
« Les images que nous avons tous vues de l’agression de Michel Zecler sont inacceptables et blah, blah, blah… »

Non monsieur le président ces images sont tout sauf inacceptables, ces images sont essentielles, même si elles sont la rare expression résiduelle d’une démocratie moribonde.

Monsieur le président ce qui est inacceptable ce sont les faits qu’elle relatent. Des faits honteux commis en réunion par des policiers dans l’exercice de leurs fonctions. Des sbires dont VOUS êtes en dernier ressort le responsable et le chef.

AFRN, le 29/11/2020 à 19:50

PS: Quelque chose me dit que si les policiers avaient eu vent de l’enregistrement les cameras seraient accidentellement tombées en panne. Mais je suis certainement un complotiste.

Rappel …

Monsieur le Ministre de la santé, O. Veran, a décidé de sermonner messieurs les Députés. Mal lui en a pris: quatre rappels au règlement, article 48 lui ont été renvoyés, et je pense qu’il les avait amplement encourus et même bien mérités, si l’on peut parler de mérite…

Simple citoyen c’est à la décence que je souhaite rappeler monsieur le Ministre, devenu hystérique à la découverte que la reconduction de l’état d’urgence- mi-décembre- n’avait pas été votée.

Eh non, monsieur le Ministre, l’assemblée ne vous a pas accordé de blanc-seing. Toute surprise d’avoir enfin pris la mesure de son rôle de contrôle de l’exécutif elle s’en est même applaudie.

C’en est trop pour l’autocrate ministériel, la bave aux lèvres bien cachée derrière le masque, le voici qui déboule devant la Chambre, éructe, tempête, et va jusqu’à insulter les députés, se prévalant d’une visite qu’il a fait à Corbeil-Essonnes dans un hôpital où il aurait vu deux malades (deux!) et encore des cas marginaux, de ceux qui ne sont certes pas les plus courants ni les plus contraignants pour notre système de santé.

Et voilà, résumé, le discours: « vous discutez pendant que nous on soigne ». Quelle honte monsieur le Ministre! Qui avez vous soigné dans cet hôpital? Qui avez vous assisté? Qui avez vous veillé? Personne. Votre venue s’est réduite à l’arrivée de voitures officielles, à la déambulation dans les couloirs désertifiés (sécurisés?) par les soins des officiers de sécurité et à un départ sirènes hurlantes. Et c’est à cela que vous faites référence comme une activité utile? Quelle honte!

Pour La Fontaine l’oiseau qui se pare des plumes du Paon, démasqué, est hué, banni. Paré des plumes de ceux qui soignent, vous vous êtes montré devant les députés sous votre vrai jour, celui vaniteux et colérique, du triste Geai de la fable.

AFRN le 05/11/2020, cinquième jour du reconfinement.

Liban

Bien sur il y a les cas historiques, l’installation des Seldjoukides à Bursa par exemple avec les conséquences désastreuses de 1453 que l’on sait. Pour moi, comme pour bien des observateurs, le Liban est le cas d’école contemporain. Il montre expérimentalement qu’une frontière c’est une frontière, qu’un équilibre de population cela existe et qu’un afflux massif d’étrangers non intégré cela déséquilibre de façon grave et durable un pays. Et je suis d’ailleurs sur que les années précédant la chute de Rome, il y avait des citoyens naïfs, béats partisans du « simul vivere »!

Le déni est ce qu’il est. Cela n’existe pas en France L’immigration incontrôlée ne vient pas saper, jour après jour les fondements de notre nation. L’équilibre de la population, économique, religieux, culturel n’est pas ébranlé, même pas menacé. La France n’est pas incapable de faire appliquer ses propres lois sur son propre territoire. Notre histoire nationale n’est pas critiquée, moquée, déniée. Notre influence internationale ne se réduit pas à une peu de chagrin.

Las! Une dette colossale, un déficit commercial abyssal, un industrie désertifiée, une armée réduite à un porte-avion rouillé et à des militaires de talent sous-équipés. Voilà d’où parle l’homme au costume sombre qui affirme avoir « honte pour le Liban », alors même que par lâcheté, par incompétence, par orgueil il participe activement après d’autres à l’édification d’un nouveau Liban au coeur de la France.

Talleyrand de sous-préfecture qui n’a plus de la grandeur que la folie, Caligula minus!

AFRN, le 28/09/2020, an I du Covid-19

La patrouille des toiles

L’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (Ampas), organisation corporative qui gère la remise des Oscars, a présenté le 08/09/2020 une liste de critères précis d’éligibilité à la catégorie du meilleur film. Parmi ces critères, destinés à encourager la diversité, on retiendra « à l’écran »:

un rôle principal ou un rôle secondaire important provient d’un groupe « racial » ou ethnique sous-représenté ;

au moins 30 % des rôles secondaires proviennent de deux groupes sous-représentés (les personnes provenant d’un groupe « racial » ou ethnique sous-représenté, les femmes, les personnes s’identifiant comme LGBTQ + ou les personnes handicapées) ;

l’intrigue principale, le thème ou le récit sont axés sur un groupe sous-représenté.

Toujours prêt, malgré l’exception culturelle, à précéder les USA dans leur marche vers l »abime, notre ministère de la culture a mis en place une commission mixte constituée d’artistes, de hauts fonctionnaires et de quelques politiciens concernés. Aux termes du décret, à paraître qui précise les missions de cette commission, elle devra assurer la promotion de la diversité dans notre cinéma à venir et dans nos musées tant pour l’avenir que rétrospectivement.

Nous avons eu accès, officieusement, au projet d’agenda du futur président de cette commission dont les membres se désignent entr’eux comme « La Patrouille des Toiles ».

On y trouve la promotion des films « Le vase de Soissons » avec Djamel Debbouze dans le rôle de Clovis et »La guerre des Gaules » avec Omar Sy dans le rôle de Vercingétorix, « Jeanne d’Arc » avec Mennel dans le rôle titre. On y trouve aussi la correction dite « mise à la norme » de films anciens parmi lesquels « Laurence d’Arabie » où les séquences où apparait Peter O’Toole seront détourées numériquement pour le remplacer par Denzel Washington.

Comme on le pressent, la Patrouille des Toiles ne va pas manquer de travail d’autant qu’elle est aussi chargée de la mise à la norme des oeuvres picturales. Nous avons relevé à leur programme des mises à jour du déjeuner sur l’herbe de Manet avec une baigneuse asiatique, du Serment des Horaces de David avec les visages de la famille Traoré, enfin la moitié gauche du visage de Mona Lisa sera repeinte pour faire apparaître la négritude de la moitié de l’humanité. Certains membres de la patrouille voulaient faire repeindre l’Origine du Monde de Courbet pour que le sexe soit celui d’un hermaphrodite mais des dissensions auraient vu le jour.

Nous vivons une bien belle époque que même Poul Anderson n’aurait pu imaginer.

AFRN, le 16/09/2020

Wol…

J’avais rencontré par hasard Georges Wolinski à l’époque où, étudiant, je lisais régulièrement Hara-kiri Hebdo. J’y adorais les articles de Cavanna, d’Isabelle de DDT, les dessins de Reiser et de Gébé. J’ai croisé Wol à plusieurs reprises jusqu’à ce merveilleux numéro un de Charlie Hebdo: « Il n’y a pas de censure en France ».

Puis j’ai progressivement cessé de lire ce journal, devenu trop bête, trop gras, trop scato… l’intelligence, l’impertinence étaient parties ailleurs. Wol était parti dessiner pour l’Huma, A plusieurs reprises j’allai lors de foires littéraires me faire dédicacer des « unes » d’HKH résolument anti-communistes. Je prenais un plaisir malin à cette mise en contradiction et je crois que lui aussi. Comme nous avions fini par nous tutoyer, Il m’accueillait avec « quelle horreur vas tu me faire signer »; L’amour du libraire qui le recevait pour le vin de Bordeaux nous réunissait autour d’un ballon de rouge. Wol n’était plus un étranger, pas un ami et certes pas un copain, il était bien mieux que tout cela: l’affirmation rassurante que dans ce monde il y a quelque part des vrais humains…

Je ne dirai rien de la peine que m’a causé son assassinat par des abrutis auxquels on souhaite, dans des moments de compassion, amputer un bras et une jambe et crever un oeil  afin q’ils vivent longtemps une misérable existence. Et je ne dirai rien non plus de la vague de mépris qui m’a submergé quand j’ai vu s’organiser la récupération politique et journalistique de  l’évènement, la lutte des politiciens pour une place visible au premier rang du cortège, la construction de slogans, condensés d’absurdités où chacun peut tout mettre dans une concurrence effrénée de bonnes consciences affichées

Evidement que je ne suis pas Charlie, évidement que je n’ai rien à voir avec cette procession de compassions de circonstance et d’indignations à retardement… Habitant alors Paris je suis allé sur une terrasse des quais de Seine pour boire un ballon de rouge en écoutant le bourdon de Notre-Dame, symbole de l’ordre et de la religion sonner à la mémoire d’un juif athée et anarchiste… A ta santé Wol.

AFRN – Le 02/09/2020, jour de l’ouverture du procès des assassins

Alice et son couffin

Elue EELV, elle sait, par construction des vérités irréfragables: que les Jolly Bumbers qu’elle porte par devant et qui lui permettent de soutenir l’UCLA (1); que les trucs qui me font mal au point d’avoir des nausées quand je fais du vélo avec une selle mal réglée; bref que tout cela, ce sont des constructions sociologiques. Bof dira-ton si un sociologue savait faire une reconstruction mammaire, si un sociologue savait faire pousser des C…, dans le cadre d’une « construction sociale », ça se saurait!

Au delà de ce plein couffin de sottises et d’aberrations antiscientifiques, elle pense que de ne pas avoir de mari l’expose à ne pas être violée. Si, à part les dispositions qu’a pris pour elle la nature, la visite solitaire et soignée des caves de quelques cité de Montreuil ou de Rosny devrait la détromper ce serait bien fait mais peut-être pas vite fait: les tournantes ça prend du temps.

Elle pense que de ne pas avoir de mari l’expose à ne pas être tuée, A moins bien-sûr qu’elle ne visite quelque glacis entourant la banlieue de certaines villes d’Amérique du sud ou du Pakistan.

Enfin elle soutient que de ne pas être mariée l’expose à ne pas être tabassée. Erreur là encore! je connais nombre de personnes excédées toutes prêtes à la détromper, sans même que j’aie à la leur désigner, car quand les cons sont braves….

 

AFRN le 25/07/2020

(1) Union des coopératives laitières de l’Atlantique à 17-Surgères

 

Bayonne – L’agression

Dimanche 5 juillet à Bayonne, Zayed Ibn Moussa(1), un paisible sans-papier exerçant discrètement le métier de commerçant en herbes et autres produits exotiques a été sauvagement agressé par quatre hommes issus de la communauté auvergnate: Louis L., Jacques L., Jean-Michel D. et Henri N..

L’altercation a eu lieu dans un bus. Selon les témoins, le commerçant se serait élevé contre le port abusif du masque par les quatre individus avant d’être très violemment frappé au visage à plusieurs reprises et de s’écrouler. Il aurait ensuite reçu de nombreux coups de pieds sur le crâne et dans le dos. Il est décédé pendant son transfert à l’hôpital.

Les agresseurs, de nationalité française, étaient bien connus des services de la sécurité sociale et de l’assurance retraite auprès desquels ils cotisaient depuis plusieurs dizaines d’années.

L’imam de la mosquée « al-Fatih » a appelé la population au calme et le procureur de la république a rappelé qu’il n’y  avait lieu de faire aucun amalgame avec les chrétiens dont la plupart souhaitent simplement vivre en paix parmi les immigrés illégaux. Une marche de protestation a cependant été organisée dans les rues de la ville.

PS: selon les réseaux sociaux il s’agirait de Louis Larochebeaucourt, Jacques Lardin-Condat, Jean-Michel Desmoulin et Henri Nevers. cette information doit cependant être considérée avec précaution.

AFRN, le 19/07/2020

 

 

Médecin

Lors des soutenances de thèse en médecine, et les hasards de la vie m’ont amené à assister à de nombreux jurys, il est un moment assez solennel, c’est celui de la prestation de serment. Abordé, selon le candidat, avec émotion ou une certaine distance, voire avec humour, ce moment n’est jamais anodin: il y est question de respect, d’aide, de soins.

Car le médecin est celui qui soigne, et pour cela il doit avant tout ne pas faire de mal, jamais: primum non nocere dit l’adage. Certes, et c’est son aspect démiurge, il aimerait être celui qui guérit, mais au fond y croit-il? et d’ailleurs faut-il y croire pour l’entreprendre? Eugene le Roy, et tant d’autres ont tourné et retourné cette question à laquelle Ambroise Paré répondait: je l’ai pansé, Dieu l’a guéri.

Comme il existe des avocats marrons, des citoyens malhonnêtes, des notaires véreux, il existe une certaine proportion de médecins qui ont oublié leur serment. Certains emportés par la vie, d’autres par l’argent. Certains, pour les meilleures raisons du monde, croient qu’ils soignent des malades en les faisant participer à une sorte de loterie qu’ils baptisent « protocole » de façon à cacher que seuls les gagnants bénéficieront du traitement que l’on estime le meilleur(1). Statisticiens, employés de systèmes d’assurance,  s’ils sont certes encore docteurs, ils n’ont plus de médecins que le titre qu’ils usurpent.

Le Professeur Raoult n’est pas de ceux-là. Au risque de sa réputation de sa carrière et de son avenir, tout ce qu’il dit aux malades qui le consultent c’est « au mieux de  mes connaissances et de mon travail je peux vous proposer ce traitement que je sais peu dangereux si on l’applique avec rigueur et dont je pense qu’il peut vous soulager, voire vous guérir ».

Si, par malheur, je devais être touché par cette maladie, c’est sans hésiter  un seul instant que j’irais consulter Didier Raoult, ni pour ses titres ni parce qu’il a une grande gueule et un air folklorique. Je n’irai pas non plus en raison de son important savoir distingué par un palmarès imposant. J’irais parce qu’au rebours de ses collègues au regard glacial pour lesquels nous ne sommes de des cas, il est simplement et, ma foi humblement, ce qu’il y a de plus élevé parmi les vocations humaines. Il est un médecin.

AFRN le 19 Mai 2020

(1) Si on ne le pensait pas meilleur, on n’organiserait pas un couteux essai « en double aveugle »

Diversité

L’écoute des médias, si on la pratique avec quelque distance, est souvent instructive. On y entend les journalistes y  déchirer la langue française avec un bel entrain. Des livres ont été écrits sur ce jeu de massacre. Je pense par exemple au très bel essai d’Ingrid Riocreux. Un trait amusant mérite d’y être relevé: la dislocation de l’accent tonique. On sait qu’en français celui-ci se place sur la dernière syllabe, à moins qu’elle ne soit un « e » muet. Mais ces braillards, par un snobisme inexpliqué, le font porter sur la première syllabe de chaque mot. Le gargouillis ainsi énoncé prend une sonorité étrange, aussi loin de la langue de mes parents qu’un solo de tam-tam l’est d’une pièce de Couperin.

Un des aspects intrigants de cette façon de parler est que certains mots se trouvent pour ainsi dits pourvus d’une majuscule, et cet effet est particulièrement appuyé lorsque le mot est emphatisé. Le discours des journalistes, ou comme ils se plaisent à se nommer eux même, des chroniqueurs apparait alors comme un flot de mots désarticulés au milieu duquel surnagent quelques mots emphatisés portant majuscule comme des chefs indiens portent leurs plumes. Ces mots sont les dadas du moment, les propres constituants de la pensée dominante.

Parmi ces mots, en général d’apparition récente, je relève celui de « Biodiversité », à prononcer emphatiquement. On l’entend partout, car, soyez-en convaincus, la biodiversité, c’est bien.  Pourtant, c’est grace à la Biodiversité que j’ai eu le bonheur d’être atteint par plusieurs type sériques de dengue suivis par un épisode de Chik. Et je dois à la même d’être désormais piqué par deux races de moustiques différentes. Autant dire que je peux formuler quelques réserves, d’autant que je remarque sans m’en plaindre que c’est combattre cette bonne Biodiversité que de tenter d’éradiquer la variole ou la tuberculose.

Au reste cette Biodiversité nous fait quelquefois de petites farces: récemment, à Wuhan elle nous a concocté un mignon corona dont chacun peut nous dire des nouvelles….

 

AFRN, le 10/05/2020