La clause de la septième nation

Les exemples abondent de traités internationaux ayant, par la naïveté de nos dirigeants, d’autres appelleront cela de l’incurie, fondamentalement nui à notre pays.

Telle sanction internationale à l’encontre de tel pays, appliquée par nous avec zèle et diligence pénalise notre industrie et nos entreprises alors que des cosignataires moins zélés trouvent l’occasion de conquérir des parts de marchés.

Telles décisions de limiter des rejets polluants pénalisent nos industriels alors que de l’autre coté de la frontière et sous des prétextes souvent futiles des rejets augmentent massivement, donnant, si l’on peut dire, une bouffée d’air aux industriels transfrontaliers.

Telle position de droit d’une organisation internationale est mise en oeuvre chez nous alors que d’autres pays membres de la même organisation s’en abstiennent créant une concurrence fiscale ou sociale ou simplement une insécurité juridique, avec les conséquences que l’on constate souvent.

Cette liste pourrait être étendue, mais déjà pour chacun de ses items chacun constatera que nombre d’exemples peuvent être mis en avant.

On peut, certes, et c’est le rôle de notre diplomatie, tenter de faire évoluer les positions de nos partenaires. Il faut le faire, on doit le faire. Mais ce processus est lent, souvent désespérément lent et pendant ce temps, des emplois disparaissent en France, des savoir-faire industriels se perdent, des fonds de roulement fondent, des endettements augmentent, des parts de marché se rétrécissent. Rien n’est moins sur que les difficultés une fois réglées il y aura retour aux conditions économiques antérieures. Pourquoi devrait-il, pourrait-il en être ainsi?

L’Etat, qui émane de notre nation et doit la protéger ne doit plus se contenter de telles procédures.

Parmi les mesures qui pourraient être prises, si la volonté politique existe est une clause affirmant que la France appliquera l’accord en septième position, c’est à dire dès que les six plus importants pays signataires, classés par ordre de PNB décroissant l’auront effectivement appliqué. C’est ce que j’appelle la « Clause de la Septième Nation ».  Remarquons que si la bonne foi de tous les signataires est totale, cette clause ne nuit en rien à la mise en oeuvre totale et immédiate des accords. En revanche  si l’un des signataires…. Mais non cela n’arrivera surement jamais.

AFRN le 28/06/2019

 

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Complicités et iles éparses

A Lorient, un terrible accident de la circulation a couté la vie à un jeune garçon et a mis la vie d’un second en danger grave sans parler des lourdes séquelles envisagées. A vrai dire ce n’est pas d’un accident qu’il faudrait parler mais d’homicide (et peut-on même parler d’imprudence?) assorti de multiples circonstances aggravantes. La justice aura à se prononcer mais pour le moment, le chauffard, Killian L.-R., est toujours en cavale. Outre les sanctions qui lui seront infligées, que j’espère tout à la fois lourdes et mesurées, il lui faudra vivre avec le souvenir d’avoir tué un enfant. J’espère aussi que cela lui sera souvent rappelé.

Une jeune femme était présente dans la voiture. Elle ne tenait pas le volant, n’avait pas les pieds sur les pédales. Que pouvait-elle faire, attachée dans ce véhicule lancé, n’en doutons pas, à vive allure? En quoi pouvait-elle prodiguer, dans un délai utile, une aide quelconque aux deux petites victimes? Pourtant, selon le procureur,  Gaëlle T. encourt sept ans de prison pour «non-assistance à mineurs de moins de 15 ans».

Vous je ne sais pas, mais j’ai personnellement l’impression que devant son sentiment de culpabilité d’avoir relâché sur nos routes un dangereux monomaniaque et son impuissance à attraper le coupable, l’institution judiciaro-policière se venge.

Quoiqu’il en soit, c’est une idée que de soulever ainsi l’idée de culpabilité des gens qui n’auraient rien pu faire. Ainsi, lorsque devant la Cour de Justice de la République on fera comparaitre Emmanuel Macron, garant, aux termes de l’article 5 de la constitution, de l’intégrité du territoire national, pour avoir, avec empressement, bradé les îles éparses de l’Océan Indien dès qu’il y a eu l’indice qu’elles abriteraient un gisement important d’hydro carbures, Il ne faudra pas oublier de faire comparaitre Brigitte pour complicité. N’était-elle pas dans le même palais?

AFRN le 15/06/2019

PS: Aux dernières nouvelles une cellule juridique travaillerait sur les conditions de restitution de Nice à la république Italienne.

 

Commémorations

Aujourd’hui, à Portsmouth je crois, commençaient les commémorations du débarquement. On y rencontrait la reine Elisabeth II, quoi de plus normal, c’est de l’Angleterre que se sont embarqués tous ces jeune gens qui ne savaient pas qu’ils allaient devenir des héros. Il y avait aussi Donald Trump et Trudeau, comment n’auraient-ils pas été là quand on considère l’immense contingent américain et canadien engagé dans cette opération. Il y avait aussi Emmanuel Macron, représentant tout à la fois les forces de la France-Libre et l’armée des ombres, ceux dont la clandestinité s’est souvent étendue jusqu’à une mort obscure et cruelle, c’était doublement sa place.

Et puis il y avait madame Merkel. Comme si l’amour de la commémoration, comme si le goût de la festivité pouvaient faire oublier de quelle nationalité ils étaient, les salopards nazis que cette immense mobilisation entendait chasser. Comme si en ce jour tout le monde voulait oublier qu’ils étaient à guetter sur les plages, les armes à la main, dans les monstres de béton bâtis par l’organisation Todt. Comme si personne ne savait plus quelle langue ils parlaient, ces porteurs de croix de fer. Elle était là.

Mon père capturé à Montmédy, trois fois évadé d’Allemagne, ancien membre des Forces Françaises Libres et libérateur de Paris ne l’avait pas oublié, lui qui n’en parlait jamais. Il ne nous disait pas qu’ils lui avaient tué ses camarades et volé sa jeunesse.

Il n’aurait pu supporter sans un sanglot un tel étalage, car s’il est vain d’attiser les anciennes rancunes, les souvenirs méritent de la lucidité et il est des présences qui sont pure indécence.

AFRN 5/06/2019. Modifié le 08/06/2019

PS: Aujourd’hui, Lundi 10 juin 2019, à Ouradour sur Glane, on commémore les exactions de la division SS « Das Reich » et ses multiples atrocités. Angela Merkel n’a pas eu le front d’être présente. Il reste un peu de vergogne sous notre ciel.

 

 

Judeo-Chrétienne?

On l’entend souvent dans le discours en ces temps d’élections européennes: la France serait, ou aurait des racines « Judeo-chrétienne ».

Selon les dictionnaires, « Judeo-chrétienne » est le nom de la religion chrétienne alors qu’elle n’est pas séparée de la juive. En effet 

  • les compagnons du Christ sont juifs
  • ils pensent que pour pouvoir être chrétien, il faut d’abord être juif

Ainsi au premier siècle (environ 30-135) le christianisme apparait comme une spécialisation du judaÏsme. Pourtant même pendant cette période, on a pu observer la prédication de Paul de Tarse (mort en 67), apôtre des gentils: « il n’est pas nécessaire d’être juif pour être chrétien ». Mais aussi, un peu avant lui celle de Barnabé. Une différentiation se fait ainsi jour et elle s’approfondit à partir des années 70.

Tout le II siècle accroit le fossé (départ à Rome, dogme de la trinité). Et la rupture semble être consommée entre 130 et 150: il n’est plus nécessaire d’observer les interdits alimentaires ni la circoncision (querelle des observances). Ainsi vers le milieu du II siècle les prières, en latin font référence aux « juifs perfides » mais, ne l’oublions pas, perfidus signifie à l’époque « incrédule ». Après 150 les apologistes chrétiens réfutent la religion juive. Quand aux pères de l’église, ils désignent les juifs comme « tueurs de dieu ». Bref on peut avancer sans crainte qu’après 220 les religions sont nettement séparées.

Si la France est chrétienne au titre de part de l’empire Romain, elle l’est devenue avec la conversion de Constantin en 313 à la bataille du Pont Milvius et la publication de l’édit de Milan. Il est clair de ce qui précède qu’elle n’est pas devenue « judéo-chrétienne » mais chrétienne et seulement chrétienne. Si la France est chrétienne au titre du baptême  de Clovis (roi de Francs) après la bataille de Tolbiac, peut-être en 499 en tout cas pour la Noël, ce n’est pas non plus «judéo-chrétienne» qu’elle est devenue.

En atteste une longue liste: de Charles Martel à Foch en passant par Jeanne d’Arc, Duguesclin, Richelieu et Mazarin, de Philippe Auguste à Louis XVIII en passant par Saint-Louis, Philippe IV, François Ier, Henri IV et louis XIV. Aucun des noms qui a donné du lustre à la France n’est judéo quoique ce soit et naturellement ni Condorcet, ni Rousseau, ni Voltaire ni Danton, ni Robespierre, ni Bonaparte. .

Par ses origines, sa tradition, son histoire, la France est chrétienne, entièrement chrétienne et chrétienne seulement.

Elle a accueilli, et c’est son honneur d’autres peuples, d’autres religions et leur a prodigué, parfois trop chichement, son abri , sa culture et son aide. Ceux-ci lui ont renvoyé la balle avec justesse et honneur et il méritent d’en être respectés, estimés et bien au delà. Mais cela ne change rien à ce que sont les racines de mon pays.

AFRN le 18/05/2019

Joli mois de mai

Ah le joli moi de mai, tout paré de déclarations fleuries des eUrophiles et des Eurotomanes, je veux dire ceux pour qui la moindre allusion à l’Union Européenne, à laquelle ils annexent malhonnêtement l’Europe, fait l’effet d’un panty de stripteaseuse sur un préadolescent crépi de boutons.

Je veux aussi fêter ce moi de mai par une devinette. Regardez bien ces deux photographies, observez le geste,  guettez l’expression, traquez le sourire et dites moi: laquelle représente le gouverneur Trichet et laquelle représente le sénateur Palpatine.

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Bonnes réflexions à tous.

AFRN, le 12/05/2019

 

 

 

Correctionnelle avez-vous dit?

Selon Le Figaro François et Penelope Fillon seraient renvoyés en correctionnelle dans une affaire d’emplois fictifs.

On pourra toujours nous affirmer qu’ils sont poursuivis, et avec un acharnement peu commun d’ailleurs, pour des raisons politiques – et c’est sans doute vrai, Il n’en est pas moins vrai que la seule question est de savoir s’ils ont ou non commis les délits avancés.
Les chambres vont avoir un rude travail et les cours aussi tant il est évident qu’appels il y aura.

Dès lors où bien les Fillon seront relaxés, montrant à l’évidence que c’est bien une machination qui les a atteint, où bien ils seront condamnés, ouvrant la voie, par pur esprit d’équité, à la comparution en correctionnelle d’environ 30% de nos députés, toutes tendance de tous partis confondues et ce sera grand’merveille.

Au surcroît, un telle condamnation, si possible assortie de considérants infamants offre une voie certes un peu longue mais quasiment directe, vers un siège au conseil constitutionnel. Non! ne riez pas! On me murmure à l’oreillette qu’il y aurait eu des précédents.

AFRN Le 23/04/2019

Notre-Dame

C’est une catastrophe nationale que l’incendie qui vient de ravager la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les reportages se succèdent, disent, redisent et se répètent en se recopiant mutuellement. D’ailleurs comment être original, et au surcroît, le faut-il?

Pourtant cette théorie de reportages – je ne les ai certainement pas tous entendus – fait apparaître un fait troublant: la musique qui les accompagne est toujours, toccata en tête, de Bach. Mais enfin pourquoi? que vient faire dans ce monument catholique si typiquement français la musique du cantor de Leipzig, d’ailleurs protestant?

Que l’on me comprenne, j’aime la musique baroque allemande et ai la plus grande admiration pour ce musicien. Mais pourquoi là et maintenant? Si l’on veut s’en tenir à la période baroque, les splendeurs des Couperins n’existeraient-elles pas? Où sont passés Daquin et Balbastre?

Un style trop ancien peut-être? Alors n’oublions pas Berlioz et Lefébure-Wély, Saint-Saëns, Franck et Fauré. Et s’il faut un parfum d’apocalypse, pourquoi ne pas visiter ces ruines fumantes au son de la tonnante toccata de Charles-Marie Vidor?

Je  crains que notre pays qui passe son temps à se haïr lui-même, que notre religion qui ne cesse de demander pardon d’être ne soient plus prêts à assumer de telles magnificences.

Où alors j’ai tort et la seule raison de cette répétitive univocité est que les auteurs de reportages ne disposent que d’un seul disque qu’ils se repassent des uns aux autres tel un mistigri.

AFRN, le 20/04/2019 Rev. le 21/04